Entre deux romans, je suis un peu comme mes personnages : en reconstruction.

Je ne sais pas encore qui je serai dans le prochain livre. Quel angle j’emprunterai. Quelle voix s’imposera. Je sais juste que quelque chose germe, quelque part, dans ce vide apparent.

Pour l’instant, j’observe. Je note. Je laisse venir les questions sans immédiatement chercher les réponses.

C’est inconfortable, cette façon d’habiter l’incertitude. Mais c’est aussi nécessaire.

L’écriture comme respiration

J’ai longtemps cru que l’écriture, c’était l’inspiration. Cette étincelle magique qui vous saisit et vous porte. Aujourd’hui, je comprends que c’est surtout une respiration.

Il y a le temps de l’expiration : celui où on donne, où on construit, où on s’épuise à mettre au monde un univers cohérent.

Et il y a le temps de l’inspiration : celui où on se remplit, où on se laisse imprégner par le monde, où on cultive ce qui nourrira le prochain souffle créatif.

Entre deux romans, j’apprends à inspirer. Profondément.


À vous qui me lisez : où en êtes-vous dans vos propres cycles créatifs ? Vivez-vous aussi ces moments d’entre-deux, où il faut se reconstruire avant de pouvoir créer ?

Je serais curieuse de lire vos témoignages.

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