Dans ma nouvelle ‘La patience d’une mère’, j’ai fait le choix narratif de donner la voix à Louis, 16 ans.
Louis est pris dans un conflit de loyauté extrême. Il ne voit plus sa mère. Il affirme que c’est son choix. Mais est-ce vraiment son choix, ou le résultat d’une pression invisible ?
En tant qu’écrivaine, je ne juge pas Louis. Je cherche à comprendre ce qu’il traverse. La culpabilité. La confusion. La peur de trahir. Le besoin désespéré de croire qu’il contrôle la situation.
Écrire depuis le point de vue de l’enfant, c’est refuser la facilité du manichéisme. C’est reconnaître que dans l’aliénation parentale, les enfants sont les premières victimes.
Même quand ils disent qu’ils vont bien.


Laisser un commentaire