Quelles sont les femmes qui parmi vous avez déjà reçu un regard de haine, juste parce que vous étiez en train de rire, ou que vous étiez tout simplement en belle forme ou bien habillée ? Ou bien un sourire qui semble coincé sur les lèvres de quelqu’un qui aurait plutôt envie de vous cracher dessus… Je poursuis ? Il y a aussi les bassesses hypocrites, les coups par en-dessous, les sarcasmes, les attaques masquées sous des airs de faux compliments…

Quelles sont les femmes qui parmi vous avez déjà reçu un regard de haine, juste parce que vous étiez en train de rire, ou que vous étiez tout simplement en belle forme ou bien habillée ? Ou bien un sourire qui semble coincé sur les lèvres de quelqu’un qui aurait plutôt envie de vous cracher dessus… Je poursuis ? Il y a aussi les bassesses hypocrites, les coups par en-dessous, les sarcasmes, les attaques masquées sous des airs de faux compliments…

Ce jeu mesquin, c’est entre femmes qu’il se produit. Dingue, non ? 

Même pas en fait, ça semble normal. C’est accepté, validé par le discours commun. Les études sociologiques viennent enfoncer le clou de l’évidence. Les femmes sont des rivales. Elles se crêpent le chignon. Elles se jalousent. Elles sont en concurrence pour être la plus belle, comme Blanche-Neige et sa belle-mère. Ou pour être choisie par le prince. Bien joué Cendrillon.

Dingue donc. Nous sommes programmées dès l’enfance pour être des rivales, et c’est notamment sur le terrain de la beauté et de la faculté d’inspirer le désir que ça se joue.

Le weekend dernier, j’ai vécu un événement à l’exact opposé de tout ça. Et c’était magique.

C’était l’expérience incarnée de toute la matière que je suis en train de construire pour le roman en cours. Cette matière dans laquelle il est question de révolution romantique. De donner une place plus saine à l’Amour. D’arrêter de confondre amour avec sacrifices. D’envoyer bouler la rivalité féminine. Et de balayer ces scénarios de contes de fées grotesques qui n’ont juste rien en commun avec nos vies amoureuses.

La thérapeute Elisende Coladan conclut ainsi son propre article de blog sur le sujet : « Je n’ai jamais cru que l’enfer dans lequel nous vivons pouvait s’éliminer d’un coup de baguette magique (…). Néanmoins, je suis convaincue que si nous faisons plus d’efforts pour arrêter les affrontements entre nous, rien ne sera plus jamais comme avant. Ce sera mieux, plus vivable. »

La vie nous a fait ce magnifique cadeau, à Céline et à moi. Elle m’a offert ce « mieux », sororité plutôt que rivalité. Elle nous a remises en présence pour la seconde fois, le temps d’une randonnée en montagne, au sein d’un groupe constitué par hasard. 

Nous avions été présenté l’une à l’autre, il y a quelques années. Nous avons en commun, dans notre vie amoureuse, un homme que nous avons aimé toutes les deux. Un homme honnête, bon et sensible. 

Et tout le weekend, cette connexion par le coeur nous a aimantées. 

J’ai pris un plaisir fou à la côtoyer, à l’écouter me parler d’elle, à entendre les mots qu’elle choisit pour parler de son cheminement vers l’Amour, à découvrir sa sensibilité, à déceler dans son regard le même regard que celui que je posais sur lui. Et à retrouver en elle des valeurs et une douceur qui auront créé chez lui son attirance successive pour nous, peut-être.

Il n’était pas question de lui ceci dit. C’était juste entre elle et moi. C’était notre propre histoire que nous écrivions. Née du plaisir de se sentir proches sans même encore bien se connaître.

Je sens en écrivant cet article que tout ceci n’est que le début d’une exploration. Que je n’ai jusqu’ici touché qu’aux prémisses d’un monde nouveau. Et c’est bon !

Je voudrais vous partager quelques mots que Céline m’a envoyés : « Expérimentons la Vie, l’Amour, les émotions qui nous traversent. À quoi sert-il de les posséder ? Ne pas les partager, ce serait les laisser mourir égoïstement ».

Je te remercie Céline. Si nous n’étions pas deux à vibrer par le coeur, il ne pourrait pas s’écrire cet article. Ressentez-vous, vous aussi, en quoi tout ceci est bien plus nourrissant et épanouissant que la rivalité ? Oui !? 

Alors dites, vous la faites avec nous, cette révolution ? 

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